Jeudi 25 février 2010 4 25 /02 /Fév /2010 15:50

Le groupe Quick (*), en offrant, dans huit de ses établissements, de la nourriture répondant exclusivement aux critères halal, a provoqué des réactions antagonistes. Certains ne voient dans ce choix qu'un exercice de la laïcité, d'autres une pure opération de marketing, les troisièmes enfin, à l'image du maire de Roubaix, René Vandierendonck, une atteinte à la liberté des consommateurs et surtout un encouragement au communautarisme.

Mais il est un détail sur lequel personne, ni les acteurs de l'événement, ni les médias, n'ont jugé bon de s'attarder, c'est sur la signification exacte de "halal" et comment, dans la pratique, on obtient des aliments qui peuvent jouir de ce "label" vieux comme l'islam.

L214 et Charal   http://www.dailymotion.com/video/xba1z9_abattage

Pour les frites ou la salade, ça ne paraît pas trop compliqué. Notre intérêt se porte sur la viande. Elle provient d'un animal tué, dans un abattoir, par un "sacrificateur agréé", bon musulman, qui doit se livrer en théorie à un rituel précis. Mais surtout, l'animal en question, qu'il s'agisse de volailles, d'ovins, de caprins, de bovins et même de chevaux, doit, en France, être conscient au moment de la saignée. En termes plus crus, il est égorgé sans étourdissement préalable, comme pourtant le veut la loi  française qui, depuis 1964, exige qu'avant son abattage, un animal soit étourdi selon diverses méthodes, ceci afin de lui éviter un surcroît de stress et de souffrance. Or, en même temps que cette obligation voyait le jour, arrivait une dérogation pour les cultes juifs et musulmans dont les responsables refusaient l'idée même de l'étourdissement préalable.

Il est des pays en Europe où la communauté musulmane consomme de la viande provenant d'animaux tués selon le rite, mais ayant été étourdis avant l'abattage. Le culte exige seulement que l'animal soit "vivant", pas forcément conscient. La France préfère tolérer la souffrance de millions d'animaux chaque année (leur nombre ne cesse de croître) plutôt que d'imposer le respect de la loi à tous sans exception, que l'on soit chrétien, juif, musulman, ou athée.

Impossible de voir dans ces choix, qui sont communs à la droite, à la gauche, au centre, d'autres motifs qu'électoralistes. Les animaux ne votent pas, ne protestent pas, et leurs cris ne passent pas les murs des abattoirs, lieux impénétrables pour le quidam, et où sont parfois perpétrées de très horribles choses (voir l'enquête de L214 dans les abattoirs de Charal, et la plainte pour actes de cruauté sur les animaux qui s'en est suivie).

Nous aimerions beaucoup qu'enfin les médias et les politiques sortent de leurs sentiers battus, abandonnent les clichés et les dénis et cessent, dans leurs déclarations, de considérer les animaux comme de la viande, ce qu'ils ne sont pas plus que nous ne sommes des cadavres, du moins avant d'être bel et bien morts. Nous aimerions que les médias et les politiques prennent enfin en compte l'existence des bêtes qui vivent, qui sentent et qui éprouvent, fussent-elles "de consommation". Nous aimerions, si l'on ne peut se passer de les manger, que la loi qui tend à les protéger un minimum soit enfin respectée par TOUS, sans distinction "d'origine, de race ou de religion".

Et  nous aimerions aussi qu'au lieu de se demander s'il est normal qu'un établissement de restauration rapide "prive" ses clients de bacon et le remplace par de la dinde fumée,  on se pose enfin la vraie question, la seule : a-t-on le droit, sous prétexte de croyances qui ne concernent que ceux qui croient, de générer de la souffrance qui pourrait être évitée ?
(*) Le groupe Quick, par le biais de la Caisse des Dépôts, est la propriété de l'Etat français


signez la pétition contre l'abattage rituel en cliquant sur le lien ci-dessous :

 
http://www.lapetition.be/en-ligne/non-labattage-rituel-clermont-fd-5094.html

Par Loukoum - Publié dans : actualité
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Dimanche 3 janvier 2010 7 03 /01 /Jan /2010 14:18

Sondage récent sur l’abattage rituel

72 % des Français pour l’étourdissement préalable

Depuis 1974, la réglementation européenne impose l’étourdissement des animaux avant leur abattage (depuis 1964 en France). Une dérogation est toutefois accordée pour les animaux tués dans le cadre de l’abattage rituel juif et musulman. Ils sont ainsi égorgés en pleine conscience, sans avoir été étourdis auparavant.

72 % des français désapprouvent la dérogation qui permet de ne pas étourdir les animaux avant leur égorgement. Tel est le principal enseignement du sondage IFOP « Les Français et l'étourdissement des animaux avant leur abattage », réalisé du 8 au 10 décembre 2009 sur un échantillon de 1.015 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, pour le compte de la Fondation Brigitte Bardot (FBB), de l'Œuvre d'Assistance aux Bêtes d'Abattoirs (OABA), de la Société Nationale pour la Défense des Animaux (SNDA) et de l'association Stéphane Lamart.

Autre élément important révélé par ce sondage : seulement 24 % des français accepteraient de consommer de la viande issue d’un animal non étourdi. Mais encore faut-il que les consommateurs soient informés sur l’origine de la viande qu’ils consomment. Or, l’OABA dénonce depuis de nombreuses années l’opacité du système français de distribution des viandes dans la mesure où une part importante de la viande provenant d’un égorgement rituel effectué sans étourdissement préalable se retrouve dans le circuit traditionnel à l’insu du consommateur…

L’OABA a saisi le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche ainsi que l’interprofession sur cette question de l’abattage rituel.

La tromperie des consommateurs et les souffrances endurées par les animaux n’ont que trop duré. Une réaction politique est désormais indispensable.


Sondage IFOP :
http://www.fondationbrigittebardot.fr/site/pdf/Sondage-ifop-abattage-rituel.pdf

 

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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 12:38
Aidez à compléter la pétition de ses plus de 2100 signatures 
en cliquant sur ce lien :
 
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Par Loukoum - Publié dans : actualité - Communauté : Les actualités régionales
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Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 22:24

Aidez à compléter la pétition de ses plus de 2100 signatures
 en cliquant sur ce lien :
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Jour J moins 2. A partir de vendredi, les musulmans célèbreront, pendant trois jours, la grande fête de l'Aïd el Kebir, appelée aussi fête du partage. Elle commémore le sacrifice du prophète Abraham, que Dieu avait mis à l'épreuve en lui demandant d'immoler son fils (on retrouve le même mythe fondateur dans la religion juive et l'Ancien testament, seuls les noms subissant une variante). Au dernier moment, alors que la lame allait transpercer la gorge du jeune garçon, Dieu arrêta le bras d'Abraham : un agneau, finalement, ferait l'affaire.

Depuis des milliers d'années, les juifs puis, plus tard, les musulmans rejouent la même scène, partout dans le monde. Des centaines de millions d'animaux ont payé le prix du mythe. Qu'est-ce que cela change, puisque de toute façon ces animaux auraient fini par être mangés, qu'ils soient tués comme ceci ou comme cela ? C'est là la grande question qui nous préoccupe, nous, collectif Narc. Car les animaux tués rituellement, en France notamment, le sont dans le total mépris de la loi.

En effet, un décret de 1964 exige, afin de limiter la souffrance et la peur des animaux dits "de consommation" lors de leur abattage, qu'ils soient au préalable étourdis selon divers procédés. Mais une dérogation s'applique aux deux cultes concernés. En effet, selon les préceptes de ces deux religions, un animal doit être vivant lorsqu'il est égorgé. De peur que les méthodes d'étourdissement ne s'avèrent finalement létales, on les refuse. C'est aussi simple que cela. Jamais, à ce jour, aucun gouvernement n'a remis en cause la dérogation qui fait la honte de notre pays et qui va à l'encontre de l'article premier de la Constitution.

Chaque année, en France, cinq millions d'ovins et de caprins, un million de bovins, plusieurs dizaines de millions de volailles et des milliers de chevaux sont ainsi égorgés dans les abattoirs, par des sacrificateurs "agréés", dans la souffrance et la terreur.

La fête de l'Aïd est l'occasion, à elle seule, de sacrifier chaque année environ 200.000 agneaux et chevreaux et quelques milliers de veaux. Et ce chiffre augmente inexorablement. Les abattoirs ne sont pas assez nombreux pour effectuer les mises à mort. On a donc créé ce que l'on appelle des "sites temporaires d'abattage" ou encore "sites dérogatoires". Il y en a une quarantaine en France. Mais nombre de communes veulent désormais avoir le leur. Prétextant qu'il s'agit ainsi de lutter contre les abattages clandestins, qui sont également nombreux. Ces derniers, d'après les constatations des différents témoins, se déroulent dans des conditions abjectes. L'Aïd générant des situations  d'une sauvagerie extrême. Sur les sites "agréés",  les choses sont un peu moins gore, une réglementation assez stricte ayant été mise en place par les Directions des services vétérinaires. Le problème, c'est que les effectifs des DSV étant réduits, et ceux-ci de toute façon se souciant davantage du problème sanitaire que de la souffrance subie par les animaux, les bêtes ne sont pas forcément mieux traitées que lors des abattages sauvages.

Cette situation nous paraît désormais intolérable. Ouvrir de nouveaux sites, c'est cautionner une pratique qui n'a plus sa place dans le monde moderne. Le monde du vieil Abraham est très loin de nous. Pourquoi, au nom de croyances qui devraient rester strictement dans la sphère privée, accepte-t-on de contrevenir à des règles élémentaires de protection animale ? Les animaux, faut-il le rappeler, étant eux aussi des êtres vivants, sensibles et dotés d'intelligence.

Cette année encore, il va falloir supporter l'idée de ces fleuves de sang, des bêtes entravées, la gorge cisaillée, les yeux exorbités par la terreur... Nous demandons que la loi soit la même pour tous, et que l'étourdissement préalable s'applique à tous les animaux de boucherie, sans distinction. 

 

Par Loukoum - Publié dans : actualité - Communauté : Les actualités régionales
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 17:17
 

Constitution française, article 1


La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion.


L’abattage rituel
, pratiqué par les religieux juifs et musulmans, consiste dans l’égorgement à vif des animaux (ovins, caprins le plus souvent, mais aussi bovins, volailles et même chevaux), alors qu’un décret publié en 1964 exige l’étourdissement systématique, selon différents procédés, des animaux avant leur mise à mort.

L’abattage rituel est particulièrement douloureux et effrayant pour ses victimes. C’est pour cette raison que les bouchers français laïcs n’ont pas le droit de le pratiquer. Pourquoi alors accorder une dérogation à des groupes donnés sous prétexte de leur religion ? Pourquoi leur accorder des droits qui vont à l’encontre de la loi elle-même ? Ceci entraîne une double législation (on observe le même phénomène avec la dérogation de l’article 521-1 du Code pénal sur les actes de cruauté envers les animaux qui permet sur le sol français la pratique tauromachique ainsi que les combats de coqs en fonction des lieux où ces pratiques sont censées se dérouler).

Cette double législation ne constitue-t-elle pas une violation du principe de l’égalité en droit, l’un des piliers de notre justice et de notre démocratie ?

Reportons-nous à l’article premier de la Constitution française cité plus haut. Nous y constaterons qu’elle est garante de l’égalité en droit pour tous les Français, explicitement, sans distinction d’origine ou de religion.

Alors pourquoi cette  : cette dérogation n’est-elle pas anticonstitutionnelle ?

Aidez à compléter la pétition de ses plus de 2100 signatures en cliquant sur ce lien

PETITIONS CONTRE L'ABATTAGE RITUEL A CLERMONT FD



Par Loukoum - Publié dans : actualité - Communauté : Les actualités régionales
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